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En préambule de cet article sur les discriminations, nous citons des propos d' Edgard MORIN, tenus dans le cadre d'une conférence sur « la notion de progrès dans la diversité des cultures du monde » à New York en juin 2015 : « l'humanisme a pris deux visages antinomiques. Le premier est celui de la quasi-divinisation de l'humain, voué à la maîtrise de la nature. (…) Il faut cesser d'exalter l'image barbare, mutilante imbécile de l'homme autarcique, sur-naturel, centre du monde, but de l'évolution, maître de la nature. (…) L'autre humanisme a été formulé par Montaigne (…), Montesquieu. (…) Il devient militant chez les philosophes du XVIIIe siècle et il trouve son expression universaliste dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. »

« Nous n'avons pas besoin d'un nouvel humanisme, nous avons besoin d'un humanisme ressourcé et régénéré. (…) Il semblait que raison, démocratie, progrès scientifique, progrès technique, progrès économique, progrès moral étaient inséparables. (…) la vie de de l'espèce humaine et, inséparablement, celle de la biosphère deviennent une valeur primaire, un impératif prioritaire. (…) Or, aujourd'hui, le problème primaire de la vie est devenu la priorité d'une nouvelle conscience, qui appelle une métamorphose. »

« Nous sommes dans une aventure incroyable, avec ses possibilités scientifiques à la fois les plus merveilleuses et les plus terrifiantes. L'humanisme, à mon sens , ne porte pas seulement en lui le sentiment de solidarité humaine, c'est aussi le sentiment d'être à l'intérieur d'une aventure inconnue et incroyable, et de vouloir qu'elle continue vers une métamorphose, d'où naîtrait un devenir nouveau. » Lors de cette même conférence, il a été souligné l'immense défi que demeure, d'organiser la diversité de manière à ce qu'elle s'exprime au bénéfice de tous, au lieu de devenir la source de tensions et de conflits.

« Marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant. » Antonio MACHADO.

La laïcité est en voie d'être le nouveau référent de l'éducation civique. Parmi les items des « savoir être », les discriminations constituent une préoccupation majeure pour les différents acteurs du monde éducatif. Par ailleurs, le thème recoupe de grandes problématiques, notamment la prévention de la violence, la diversité à l’École ou l’égalité des chances qui viennent étayer l’action de l’institution scolaire contre les discriminations.

2010 : inscription de la lutte contre les discriminations comme une priorité du ministère de l’Éducation nationale.

    Dans le rapport relatif aux auditions sur les discriminations en milieu scolaire nous lisons que :

    Toutes les formes de discrimination violent le principe républicain d’égalité en ce qu’elles constituent une inégalité de traitement basée sur une intention de nuire.

    Elles sont contraires au principe de laïcité. Celui-ci, au fondement de la République, ne nie pas les différences personnelles, mais affirme des valeurs communes au-delà des appartenances particulières. Il exige de réagir face à des comportements contraires aux libertés fondamentales, aux droits des personnes, à l’égalité entre les femmes et les hommes.

    La discrimination est particulièrement inadmissible à l’École, lieu privilégié de l’enracinement de l’idée républicaine et de l’apprentissage d’un « vivre ensemble » fondé sur la raison, la formation au dialogue et à la liberté.

    L’institution scolaire, reposant sur les valeurs républicaines, a pour mission de contribuer à la formation de citoyens libres, égaux et fraternels, responsables d’un destin commun partagé.

    À ce titre, la lutte contre le harcèlement dont certains élèves sont victimes, en raison de leur sexe, leur orientation sexuelle, leur origine, leur handicap, leur apparence physique doit constituer une priorité absolue. De surcroît, les élèves peuvent être victimes d’un cumul de discriminations, ou être tout à la fois victime et auteur.

    Le harcèlement provoque chez ceux qui le subissent insécurité et humiliation, il nie leur dignité, pèse sur leurs résultats scolaires et détériore le climat d’un établissement.

    La discrimination directe est aussi comprise comme une distinction qui stigmatise, porte atteinte à la dignité de la personne, comme les violences, le harcèlement verbal ou physique en raison de critères prohibés par la loi. Cette stigmatisation peut toucher un groupe ou une personne. Cette personne voit alors son identité réduite à la catégorisation d’un groupe, dans une logique d’exclusion. La banalisation de micro-violence entretient un climat de tension permanente et favorise l’émergence de violences plus brutales, avec harcèlement et phénomène de bouc émissaire. Ce harcèlement a un effet dévastateur sur le climat des établissements et le bien-être des élèves et des personnels.

    « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Une discrimination peut aussi toucher une personne

    morale. » Article 225-1 du Code pénal. »

    La discrimination consiste donc à refuser ce que l’on accorde à une autre personne ou un autre groupe en raison d’un des dix-huit critères définis par la loi, que ceux-ci soient réels ou supposés ou discrimination directe.

    la discrimination indirecte, se définie comme une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence, mais susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d’autres pour un des motifs prohibés par la loi.

    Enfin, la discrimination systémique est un processus qui met en jeu un système d’acteurs dans lequel personne ne manifeste directement d’intention discriminatoire, mais dont le résultat sera de produire une situation de discrimination. Par exemple, le sexe ou les conditions sociales peuvent parfois avoir une incidence dans les parcours d’orientation scolaire des élèves en produisant des inégalités de traitement sans intention manifeste de discriminer.

    Voilà comment se définit une discrimination. Quels facteurs amènent à ces situations ? Toujours selon ce même rapport, a priori, préjugés mais pas seulement sont des « problématiques transversales à l’ensemble des discriminations ».

    Les préjugés et les stéréotypes, idées toutes faites, sans réflexion, ancrées dans les inconscients collectifs, forment la première source des discriminations.

    Ainsi, les paroles et les regards orientés négativement portés sur un individu ou une pratique, le fait de diviser son environnement en catégories « eux et nous », « mon groupe et les autres », sont unanimement condamnés par les intervenants qui soulignent que préjugés et stéréotypes sont présents dans l’ensemble de la société. De ce point de vue, le milieu familial peut être porteur de stéréotypes et il importe d’impliquer les parents dans le travail de déconstruction des préjugés mené par l’École. Dans ce contexte, l’École est un lieu d’expression et non de création du préjugé.

    Les représentants des enseignants ont noté que ce travail peut se heurter à la crainte, soit de créer des conflits supplémentaires au sein de la classe en abordant des problématiques en contradiction avec les convictions des élèves, soit de développer un discours moralisateur contre-productif.

    Il peut arriver que les adultes soient eux-mêmes porteurs de préjugés au sein de leur activité, dans les interactions avec leurs élèves en classe ou dans des décisions d’orientation.

    Par ailleurs les documents pédagogiques utilisés, notamment les manuels scolaires, peuvent conforter préjugés ou stéréotypes. Enfin, les intervenants au rapport ont souligné l'importance des mots et la nécessaire recherche de la précision

    du lexique. Ils ont aussi insisté sur la maîtrise du débat argumenté qui devrait être renforcé comme pratique de classe conformément aux programmes en vigueur. Il permet la confrontation des idées et la recherche de la rationalité. Ils ont souligné avec force que la question des représentations stéréotypées se pose dans tous les milieux et sur l’ensemble du territoire.

    De nombreux intervenants ont mis l'accent sur le sentiment d’une détérioration du vivre ensemble qui amènerait de plus en plus de situations de violences à caractère raciste, sexiste, homophobe, ou d'une manière générale de violences qui procèdent d'abord d'un jugement négatif sur une personne pour un trait quelconque (sont évoqués le handicap, le vêtement, la petite taille...) suivi de moqueries et d'injures. Cette forme de stigmatisation constitue le début d’un processus de marginalisation qui peut aller jusqu’au harcèlement (« bullying ») et aux violences physiques dans certains cas.

    La première violence est celle qui se retourne contre l'individu qui se dévalorise et peut aller jusqu'au suicide par dégoût de soi induit par les regards, attitudes et actions des autres. C'est notamment le cas de jeunes homosexuels mais aussi d'autres jeunes qui, pour une raison ou pour une autre, deviennent des boucs émissaires.

    Il revient à l’École de s’inscrire fermement en réaction à ces comportements. Les intervenants insistent sur le rappel fort des valeurs d’égalité et de laïcité.

    Selon l’Association des paralysés de France (APF), le handicap est « une discrimination insidieuse, cachée, larvée, qui ne dit pas son nom », sujet considéré comme tabou, que l’on craint d’aborder et qui génère encore des peurs. Cette discrimination est présente dans tous les secteurs de la société.

    L’École a un rôle premier à jouer à double titre : en éduquant tous les élèves à accepter la différence dans l’esprit du vivre ensemble, en préparant les jeunes atteints d’un handicap à exercer pleinement leur citoyenneté. Cela passe par un accueil et des pratiques pédagogiques qui respectent les particularités des élèves concernés et mettent en œuvre des mesures de compensation liées au handicap pour viser l’égalité des chances.

    Bien que la loi du 11 février 2005 donne une orientation nouvelle en matière de prise en compte du handicap, la discrimination est encore très présente à l’École, portée sans doute par la « peur » dont ne se sont pas libérés les adultes et qui la transmettent à leurs propres enfants. Ce n’est sans doute pas l’enfant/élève lui-même qui rejette la différence, mais bien des parents qui craignent que la présence d’un élève handicapé dans la classe, n’induise une moindre performance scolaire de leur enfant. Ce constat des associations en France rejoint celui fait au Québec.

    Le sexisme lui, pose une différence de statut et de dignité entre l'homme et la femme. Il définit un rapport hiérarchique entre les deux sexes, qui se décline dans les champs social, moral, politique, religieux, philosophique, économique. En s’appuyant sur des attentes normatives, il attribue à chaque sexe des caractéristiques culturelles dites naturelles. Hommes et femmes existent ainsi dans une opposition qui s’énonce en termes de différences auxquelles correspondent des statuts, des rôles, des comportements…

    Le Poids des stéréotypes et orientation

    Le stéréotype dominant consiste à penser que la différence des sexes induit des aptitudes et des intérêts différents, perçus comme étant l’expression de différences naturelles. Les filles seraient, par nature, plus dociles, plus tournées vers la littérature et la communication, les garçons, par nature, seraient plus dissipés, plus doués pour les sciences.

    Ces différences ont été construites historiquement et perdurent socialement.

    L’École n’est pas seule responsable du poids de ces stéréotypes, mais elle ne parvient pas à les combattre efficacement : paradoxe pour l’École, qui est un vecteur de l’égalité tout en participant à la division sexuée des rôles de chacun.

    Les violences sexistes, recouvrent le sexisme ordinaire, qui traduit les stéréotypes par des mots, des gestes, des comportements pouvant aller jusqu’aux actes violents, qui excluent ou infériorisent les femmes. Elles recouvrent aussi le phénomène du harcèlement qui peut prendre un caractère discriminatoire.

    Quand le parcours scolaire se révèle semé d’échecs et de souffrance, il ne reste que la violence, contre les autres garçons, contre les filles, contre soi-même. Il y a quelques décennies, la valorisation de certains métiers physiquement durs, permettait d’exprimer sa virilité, c’est moins le cas aujourd’hui avec la désindustrialisation. Dans le même temps, ces garçons voient leurs sœurs mieux réussir qu’eux et ont peur qu’elles s’éloignent.

    Pour les garçons les plus en difficulté, le groupe de pairs devient refuge symbolique et lieu d’une possible reconnaissance de soi. L’ « honneur viril », les violences verbales, parfois physiques deviennent des recours pour exister quand l’École ne permet plus la valorisation de soi. ».

    Ainsi, le « malaise scolaire masculin » engendre de la violence à l’égard des filles et des bons élèves, filles ou garçons.

    Les parents sont conscients du poids des résultats scolaires dans l’orientation de leur enfant, mais sous-estiment le poids des déterminants culturels et en particulier celui du sexe de l’élève. Pour ce faire, informer davantage les parents de l’enjeu de la mixité, dans une politique de coopération avec les équipes éducatives, de nombreuses associations ont élaboré des outils qu’il conviendrait d’utiliser dans un partenariat plus soutenu avec l’École.

    Les propos, violences physiques ou verbales et discriminations homophobes tombent sous le coup de la loi et le caractère homophobe est identifié comme circonstance aggravante, les manifestations homophobes ayant tendance malgré tout à se

    banaliser – ce que confirment les organisations lycéennes et les syndicats – et leurs conséquences pouvant être dramatiques (décrochage scolaire, marginalisation, suicide), il convient de poursuivre dans la voie de la prévention, de la sensibilisation et de la formation recommande le rapport.

    Le racisme est une idéologie dépourvue de fondement scientifique fondée sur l’idée qu’il existe des différences biologiques essentielles entre êtres humains, en fonction de leur origine qui permettent l’identification de plusieurs races humaines et leur hiérarchisation. Inspiré par la crainte du métissage et la volonté de préserver une soi-disant « pureté » de la lignée, le terme désigne plus largement toute attitude de rejet et d’hostilité systématique liée à l’origine, la religion, la culture, l’apparence physique,

    le patronyme.

    L’antisémitisme stigmatise un groupe, les Juifs, et le traite comme bouc émissaire de problèmes dont les sources sont multiples, sociales, culturelles, politiques.

    La xénophobie cible un groupe plus large identifié comme « les étrangers ».

    Au nom des principes républicains d’égalité et de laïcité, l’École a depuis longtemps inscrit, au cœur de sa politique éducative, la lutte contre les violences racistes.

    Les grandes associations de lutte contre le racisme ont contribué à transformer le regard sur ces phénomènes et, au nom de la lutte contre les discriminations, à se mobiliser en faveur des victimes.

    Dans ce nouveau contexte, l’École est investie d’une double mission : elle doit non seulement réaffirmer avec force ses valeurs et permettre aux élèves d’acquérir les compétences civiques et sociales essentielles à leur formation de citoyen, les protéger contre toute forme de discrimination, mais elle doit s’assurer aussi qu’elle garantit bien à tous une égalité de traitement et ne génère pas elle-même, dans son propre fonctionnement, certaines formes de discrimination.

    Le constat fait par les personnes auditionnées montre malgré tout des points positifs : pour les lycéens d’aujourd’hui, la diversité culturelle et religieuse est une dimension ordinaire de la société, en particulier à l’École. Les élèves sont donc souvent ouverts et attachés au dialogue. Ils souhaitent que l’espace scolaire soit un lieu de coexistence : la neutralité de tous en est le garant.

    Ainsi, la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’École n’a jamais été mise en cause pendant les auditions.

    Il reste que le défi pour l’École est l’apprentissage de la diversité afin de permettre à l’ensemble des élèves de se situer dans une société pluraliste.

    L’acquisition des valeurs d’égalité, de respect d’autrui dans sa diversité, de refus de toutes formes de racisme est au cœur des enseignements qui, par l’approche d’un texte littéraire, l’observation rigoureuse d’une expérience scientifique, permettent aux élèves de mettre en ordre leurs arguments, de distinguer croyances et recherche de vérité. La pratique de l’argumentation apprend à substituer le raisonnement aux préjugés, à convaincre, mais aussi à écouter. En ce sens, elle favorise la reconnaissance du pluralisme des opinions.

    Insister sur la compréhension de la laïcité, c’est faire saisir aux élèves, comme aux enseignants, que ce principe garantit à tous de pouvoir « vivre ensemble », quelques soient les choix politiques, philosophiques ou religieux. A l’École particulièrement, la laïcité a vocation à accueillir et non à exclure. En ce sens, elle n’est pas « négociable ».

    Les actions éducatives, en complément des enseignements, offrent aux élèves la possibilité d’élargir leurs connaissances tout en s’impliquant dans des actions collectives.

    Comme l'a dit l'ancien président de la Banque inter-américaine de développement, Enrique V. IGLESIAS, « L'éducation publique doit transmettre lucidement et délibérément ces valeurs qui nous sont nécessaires pour construire la société que nous souhaitons. »

    Relayons alors le message de Michaël SANDEL, Professeur de philosophie politique à Harvard « La conversion de toute chose en marchandise monnayable rend le venin de l'inégalité encore plus toxique. (…) Plutôt que d'attendre des citoyens qu'ils laissent leurs convictions morales au vestiaire lorsqu'ils pénètrent dans l'arène publique, il serait plus judicieux au contraire qu'ils les revendiquent haut et fort. »

    REFERENCES :

    - Rapport relatif aux auditions sur les discriminations en milieu scolaire

    remis au ministre de l’Éducation nationale, Porte-parole du Gouvernement, le 22 septembre 2010,

    Lois, Décrets, Circulaires.

    Voir notamment :

     articles L. 112-1 à L. 112-4, L. 351-1 et L. 352-1 du code de l'Éducation ;

     articles L 114 à L 114-5 et Livre IV du code de l’action sociale et des familles ;

    . Article 225-1 du Code pénal,

     code de l’Éducation, articles D112-1 à R112-3, D351-3 à D 351-32 et,

     code de l’action sociale et des familles, article D.312-10,

     Scolarisation des élèves handicapés, dispositif collectif au sein d’un établissement du second degré (circulaire n°2010-088 du 18-06-2010),

     Scolarisation des élèves handicapés à l’école primaire : actualisation de l’organisation des

    classes pour l’inclusion scolaire (circulaire n° 2009-087 du 17-7-2009),

     Mise en œuvre et suivi du projet personnalisé de scolarisation (circulaire n°2006-126 du 17-8- 2006) ,

     Organisation des examens et concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement

    supérieur pour les candidats présentant un handicap (circulaire n° 2006-215 du 26 décembre 2006),

     Accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé

    (circulaire n° 2003-135 du 8-09-2003),

     Scolarisation des enfants et adolescents présentant un handicap ou un trouble de santé

    invalidant : accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire (circulaire n°2003-093 du 11-6- 2003),

     Les dispositifs de l'adaptation et de l'intégration scolaires dans le premier degré (circulaire n°2002-113 du 30.04.2002),

     Assistance pédagogique à domicile en faveur des enfants et adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période (circulaire n° 98-151 du 17 juillet 1998),

     Code de l’éducation : article L. 121-1,

     Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif, signée en 2000. Elle a été renouvelée en 2006 et signée par huit ministères,

     Code de l’Éducation (article L. 312-16).

     Circulaire n°2003-027 du 17 février 2003 relative à l’éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées (qui mentionne la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes),

     Circulaire n°2006-197 du 30 novembre 2006 relative au comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC),

     Loi n°2003-88 du 3 février 2003 visant à aggraver les peines punissant les infractions à

    caractère raciste, antisémite ou xénophobe,

     Circulaire n° 2004-163 du 13 septembre 2004 relative à la lutte contre le racisme et

    l’antisémitisme,

    Enfin, la conférence de New York, intitulée « la notion de progrès dans la diversité des cultures du monde », qui a eu lieu du 31 mai au 2 juin 2015, sous le patronage de l'Alliance des civilisations des Nations Unies.

    Issu du rapport :

    I – Composition du groupe de travail sur les discriminations en milieu scolaire

    - Anne REBEYROL, chef de la mission prévention des discriminations et égalité filles/garçons, DGESCO, coordinatrice du groupe de travail

    - Marc BABLET, inspecteur d’académie adjoint de Seine-Saint-Denis

    - Claude BISSON-VAIVRE, inspecteur générale de l’Éducation nationale, groupe

    établissements et vie scolaire

    - Martine CARAGLIO, inspectrice générale de l’administration de l’Éducation nationale et

    de la recherche

    - Charlotte CARSIN, bureau des actions éducatives, culturelles et sportives, DGESCO

    - Jacqueline COSTA-LASCOUX, directrice de recherche au CNRS, membre du Haut

    conseil à l’intégration, membre de la commission française de l’UNESCO

    - Mathieu MARAINE, délégué national à la vie lycéenne, DGESCO

    - Fabien MUSITELLI, mission prévention des discriminations et égalité filles-garçons,

    DGESCO

    - Isabelle NEGREL, proviseur du lycée Georges Brassens, Paris

    La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a été associée à toutes les séries d’auditions. Elle était représentée par Clotaire MASSENGO en charge des questions d’éducation à la direction de la promotion de l’égalité.

    II - Liste des personnalités et des associations auditionnées

    I – Les associations

    - Lutte contre les discriminations liées au handicap

    o APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés)

    o APF (Association des paralysés de France)

    o FNASEPH (Fédération nationale des associations au service des élèves

    présentant une situation de handicap)

    o Trisomie 21

    o UNAPEI (Union nationale des associations de parents de personnes handicapées

    mentales)

    - Lutte contre l’homophobie

    o L’Autre cercle

    o APGL (Association des parents gays et lesbiens)

    o Collectif Éducation contre les LGBTphobies

    o Estim’

    o inter LGBT

    o MAG – Mouvement d'Affirmation des jeunes Gais, Lesbiennes, Bi et Trans

    o SOS Homophobie

    - Lutte contre le sexisme

    o ADRIC (Agence de développement des relations interculturelles pour la

    citoyenneté)

    o AFFDU (Association française des femmes diplômées d’université)

    o CNIDFF (Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles)

    o Mix Cité

    o Ni Putes Ni Soumises

    o Femmes et Mathématiques

    o Femmes et Sciences

    - Lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie

    o Coexist

    o LICRA

    o MRAP

    o SOS Racisme

    o UEJF

    - Domaine transversal

    o Éveil

    o La Ligue de l’enseignement

    II – Les organisations lycéennes

    - FIDL

    - UNL

    - UNI lycées

    III – Les syndicats

    - SGEN-CFDT

    - SNALC

    - SNES

    - SNPDEN

    - SNUIPP

    38

    IV – Les représentants de parents d’élèves

    - FCPE

    - PEEP

    VI – Experts et personnalités qualifiées

    - Monique SASSIER, médiatrice de l’Éducation nationale

    - Eric VERDIER, psychologue, chargé de mission à la Ligue française pour la santé

    mentale

    - George PAU-LANGEVIN, députée de Paris

    - Marie-Jo ZIMMERMANN, députée de Moselle

    VII – Personnels du ministère de l’Éducation nationale

    - bureau des programmes, DGESCO (Véronique FOUQUAT)

    - sous-direction de la performance de l’enseignement scolaire, DEPP (Jean Pierre

    MATTENET et Jean-Paul CAILLE)

    VIII – organismes divers et institutions

    - IESR (Institut européen en sciences des religions), Dominique BORNE, président du

    comité de direction

    - CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme), Marc

    LEYENBERGER, président de la sous-commission racisme, xénophobie, discriminations,

    groupes vulnérables

    - Conseil de l’Europe, Bernard DUMONT, consultant et expert auprès de la Commission

    européenne et du Conseil de l’Europe

    - Ministère de l’Éducation, du loisir et du sport du Québec

    o Anne PARADIS, direction de l’adaptation scolaire (handicap)

    o Danielle MARQUIS, direction des services éducatifs complémentaires et

    interventions en milieux défavorisés (orientation sexuelle)

    o Marc-Yves VOLCY, direction des services aux communautés culturelles (origine)

    o Jacques PETTIGREW, direction des programmes (religion, programme éthique et

    culture religieuse)

    - UNSS (Union nationale du sport scolaire)

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