Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La laïcité est le fruit d’un long processus historique qui a caractérisé, d’une manière ou d’une autre, tout le monde occidental, à partir du XVIIIe siècle. Parti du cœur du Moyen Âge, il a rejoint celui qui a abouti à ce qu’il est convenu d’appeler la modernité marquée par la sécularisation, quia pris corps à la fin du XVIIIe siècle, avec les Lumières, l’autonomisation de l’individu, l’émancipation des consciences, le progrès social. Alors que l’État monarchique et même la Révolution française, à ses débuts, appelaient la religion au soutien de leur légitimité, les États et les sociétés ont distingué l’intérêt général des croyances et des convictions particulières

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.

Elle garantit des droits égaux aux hommes et aux femmes et respecte toutes les croyances. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

La liberté de religion ou de conviction ne rencontre que des limites nécessaires au respect du pluralisme religieux, à la protection des droits et libertés d’autrui, aux impératifs de l’ordre public et au maintien de la paix civile.

La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes dans les conditions fixées par la loi du 9 décembre 1905.

Juridiquement, le principe de laïcité est solidement établi.

La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État proclame et organise la liberté de conscience, celle des cultes et aussi la séparation de l’État et des Églises. Son premier article permet de définir la laïcité comme principe d’une liberté citoyenne, soucieuse de ses droits mais tout autant de ses devoirs envers « l’intérêt général » et « l’ordre public ». À cet égard, la laïcité a une dimension pédagogique. Elle contribue à faire prendre conscience que la liberté est le droit éthiquement et politiquement réglé de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, ne porte pas atteinte à la dignité de la personne humaine, à la sécurité de tous et à la concorde sociale. Elle contribue à promouvoir une culture commune du respect, du dialogue, de la tolérance mutuelle et de la considération de tout autre comme semblable doté de la même dignité et des mêmes droits. La convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales,signée à Rome le 4 novembre 1950, précise dans son article 9, que : « 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. / 2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. » L’article 14 de la même convention interdit, pour la jouissance des droits et libertés reconnus par la convention, toute « distinction », c’est à dire discrimination, fondée notamment sur la religion.

L'Observatoire de la laïcité dans son rapport 2014 2015,fait plusieurs constats :

1. Il y a un besoin criant de formations à la laïcité (acteurs de terrains, mais aussi élus et journalistes) et de pédagogie.

2.La crainte d’un glissement de la laïcité vers une volonté de «neutralisation de la société et des individus» et de son instrumentalisation est particulièrement sensible.

3. La crise économique et sociale, la trop faible mixité sociale dans certains quartiers et établissements scolaires et le contexte international renforcent les replis identitaires et les communautarismes. Ceux-ci conduisent dans certains cas à des pratiques religieuses réinventées et radicales.

4. Il se manifeste une crispation très forte autour de la visibilité religieuse dans l’hexagone, même si les remontées de terrain, tant publiques que privées, font état de peu de problèmes ayant directement trait à la laïcité.

5. Lorsqu’il y a des difficultés, celles-ci trouvent le plus souvent une réponse par le dialogue. Les conflits naissent par méconnaissance des règles de droit ou lorsque tout dialogue est refusé, par provocation ou militantisme.

6. À l’heure des réseaux sociaux, le moindre conflit se retrouve relayé par les médias et son traitement manque le plus souvent de recul, ce qui renforce les confusions et les crispations. L’Observatoire de la laïcité appelle à nouveau les médias à la plus grande vigilance dans le traitement médiatique de tout sujet touchant au principe de laïcité et aux religions.

7. Les actions menées au niveau local par les collectivités, les préfectures, les associations ou les citoyens eux-mêmes ont un impact positif certain tout en restant le plus souvent méconnues. Ces initiatives doivent être mises en valeur et démultipliées sur l’ensemble du territoire.

8. Comparativement au bilan de l’année dernière, les atteintes directes au principe de laïcité ne semblent pas en augmentation, malgré les attentats. On constate en même temps une réelle prise de conscience autour de la nécessaire pédagogie de la laïcité, qui s’illustre par une multiplication des initiatives, des formations, des débats citoyens et des sollicitations reçues quotidiennement par l’Observatoire de la laïcité.

Nous disons que la laïcité est une valeur à vivre concrètement et que c’est à l’École, lieu de socialisation, que l’enfant apprend à vivre collectivement avec les autres, à côtoyer des pairs non choisis.

Au sein de l’Observatoire de la laïcité, nous sommes convaincus que ce travail d’éducation, de formation et de pédagogie est essentiel et urgent pour les citoyens dans leur ensemble.

Mais bien sûr, même s’il participe à la construction de la citoyenneté, en particulier à l’école, il ne constitue pas la réponse magique au terrorisme. La laïcité ne peut pas répondre à tous les maux de la société.

La FCPE est très attachée au respect de la laïcité, tout particulièrement dans le cadre de l’École publique. La laïcité, enjeu démocratique et républicain décisif pour le fonctionnement et la pérennité de la vie collective de notre pays, concerne toute la société et pas le seul système éducatif. Néanmoins, l’École publique, institution de la République, conserve un rôle pivot dans ce domaine.

La FCPE réaffirme que la liberté de conscience et le «vivre ensemble», valeurs laïques, doivent se conjuguer dans les établissements scolaires publics. La démarche laïque se veut ouverture à l’universel, elle met en avant ce qui rapproche, ce qui est commun aux hommes, afin de permettre à chacun, sans renoncer à ses propres références culturelles, religieuses ou autres, d’accepter les principes d’un fonctionnement collectif et citoyen pour vivre ensemble.

La laïcité a besoin avant tout d’être vécue concrètement, quotidiennement, avec pragmatisme et générosité. Cet objectif ne peut être atteint qu’au prix d’une mobilisation dans la durée du service public d’éducation.

Nous saluons ici l'effort mené par le rectorat de Montpellier et son recteur, Mme Armande LE PELLEC MULLER, au travers du plan stratégique d'appropriation des valeurs de la République, présenté le 14 septembre 2015, à CANOPE à Montpellier, centré autour de la Laïcité, décliné en 15 phrases. Il a été demandé aux chefs d'établissements d'en faire prendre connaissance à tous les parents d'élèves.

« Ces valeurs qui doivent nous unir, ce sont celles que l’on apprend à l’école. Et c’est en cela que l’école est un espace spécifique qui accueille des enfants et des adolescents auxquels elle doit donner les outils intellectuels leur permettant, quelles que soient leurs origines, leurs convictions ou celles de leurs parents, de devenir des citoyens éclairés, apprenant à partager, au-delà de toutes leurs différences, les valeurs de notre République.

C’est la raison pour laquelle, si l’école ne doit pas être à l’abri du monde, les élèves doivent être protégés de la « fureur du monde ». Face aux conflits qui divisent, face aux comportements et aux signes qui exaltent la différence, l’école doit apporter sa contribution à cette communauté de valeurs, de volontés et de rêves qui fondent la République.

Empreinte de liberté, d’égalité et de fraternité, la laïcité est le fondement du pacte républicain.

La laïcité est donc à l’avant-garde du combat contre les discriminations. Mais la laïcité, c’est aussi et surtout la fraternité. Parce qu’elle reconnaît et respecte les différences culturelles, spirituelles, religieuses, elle a aussi pour mission, et c’est la plus noble de toutes, de créer les conditions permettant à tous de vivre ensemble». Bernard Stasi.

Le 3 juillet 2003, le président de la République Jacques CHIRAC, crée une commission de réflexion « sur l'application du principe de laïcité dans la République ». Il en a confie la présidence à Bernard STASI, alors Médiateur de la République. Le rapport, après un historique de la laïcité en France, expose ses deux principes majeurs : la neutralité de l’État, qui impose à la République d’assurer « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et la liberté de conscience avec notamment sa déclinaison en liberté de culte. Elle relève que des tensions peuvent apparaître entre ces deux pôles que sont la neutralité de l’État laïque et la liberté de conscience, notamment dans son expression religieuse ; les cadres de ces tensions sont principalement l’armée, la prison, l’hôpital et l’école.

Le Président de la République François HOLLANDE, le 8 avril 2013 lors de l’installation de l’observatoire, l'a rappelé, « la laïcité n’est pas un dogme de plus, elle n’est pas la religion de ceux qui n’ont pas de religion. Elle est l’art du vivre-ensemble ».

C'est le 9 septembre 2013 que le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon, a dévoilé la nouvelle Charte de la laïcité à l'École . Ce sont les tragiques événements de janvier 2015 qui convaincront Manuel VALLS d'innover avec le plan stratégique national, décliné au niveau académique, d'appropriation des valeurs de la République, suite de la charte.

Voici donc l'instauration d’une « journée de la laïcité » le 9 décembre et les principes posés :

Au titre de la laïcité, la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne

aucun culte, ce qui implique qu’aucune religion ou conviction puisse être, ni

privilégiée ni discriminée.

La laïcité repose sur la séparation des Églises et de l’État, ce qui implique que les

religions ne s’immiscent pas dans le fonctionnement des pouvoirs publics et que les

pouvoirs publics ne s’ingèrent pas dans le fonctionnement des institutions religieuses.

Les élus de la République ont la charge de faire respecter la laïcité. Elle suppose

un engagement fort et constant de la puissance publique pour assurer sa pédagogie

et sa promotion.

La laïcité, parce qu’elle est une des conditions fondamentales du vivre ensemble,

requiert une lutte constante contre toutes les discriminations.

La puissance publique doit garantir à tous et sur l’ensemble du territoire la

possibilité d’accéder à des services publics, où s’impose le respect du principe de

neutralité, à côté d’autres services d’intérêt général.

Tout agent d’une administration publique, ou du gestionnaire d’un service public

a un devoir de stricte neutralité. Il se doit d’adopter un comportement impartial

vis à vis des usagers du service public et de ses collègues de travail. Les

manquements à ces règles doivent être relevés et peuvent faire l’objet de

sanctions.

La République laïque garantit l’exercice de tous les droits civils quelles que soient

les convictions ou les croyances de chacun.

Aucune religion ne peut imposer ses prescriptions à la République. Aucun principe

religieux ne peut conduire à ne pas respecter la loi.

Élisabeth BADINTER dit ceci : « Nous sommes aussi membres d’une collectivité nationale, citoyens d’un pays, et comme tels, soumis à la loi de la majorité pour tout ce qui regarde ce qu’on appelle aujourd’hui le « vivre ensemble ». Nous sommes partie prenante à un contrat social qui tire sa force et sa légitimité de l’adhésion collective à quelques principes essentiels, tels les droits de l’Homme, l’égalité des sexes ou la laïcité. »

Hanifa Cherifi dit elle : « Cependant, c’est dans le sanctuaire qu’est l’école publique où la quasi-totalité des enfants issus de l’immigration récente est scolarisée que la question de l’intégration prend toute son ampleur. Des pratiques éducatives nouvelles cherchent à intégrer l’hétérogénéité culturelle des élèves. C’est par la « pédagogie interculturelle » que l’école fait place aux cultures du monde représentées en son sein par des élèves.

Néanmoins, cette expérience a donné lieu à un débat sur la mission de l’école opposant différentialistes et universalistes. Face à un environnement en mutation permanente, l’école saura-t-elle sauvegarder sa mission républicaine en tenant compte de la diversité culturelle liée à l’évolution démographique, tout en se préservant du communautarisme ? »

En conclusion, parmi les onze mesures pour une grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République annoncées en janvier 2015, la première d’entre elles prévoit de renforcer la transmission des valeurs de la République grâce à un plan exceptionnel de formation continue des enseignants et des personnels d’éducation. A cet effet, 50 premiers formateurs pour le premier et le second degré ont été identifiés dans notre académie.

Enseignants, personnels de direction, inspecteurs, conseillers pédagogiques… ils représentent la diversité des personnels d’enseignement et d’encadrement de notre académie. Ils sont en formation depuis le printemps 2015 et seront les référents « Laïcité et éducation aux valeurs de la République » de l’académie de Montpellier. Ils vont devenir des personnes ressources, des conseillers pour accompagner les projets des écoles et des établissements, recueillir l’expression de leurs besoins. Des élèves sentinelles pour prévenir le harcèlement entre pairs en milieu scolaire.

L’équipe éducative du collège Fontcarrade de Montpellier a proposé à la communauté

éducative de l’établissement une action de formation d’élèves sentinelles et d’adultes

référents afin de les sensibiliser aux questions de la discrimination, du harcèlement, du phénomène de bouc-émissaire à l’école et de ses lourdes conséquences pour les élèves victimes (isolement, dépression, décrochage, phobie scolaire, tentative de

suicide). Au terme de la formation, des élèves volontaires deviennent des sentinelles identifiées par tous, dont les missions sont d’une part, de repérer et d’aller vers les victimes et d’autre part, d’agir sur les témoins passifs. Les sentinelles sont par les adultes référents.

C'est enfin la place des parents qui doivent être accueillis dès la rentrée.

Il y a lieu de développer et animer des espaces parents pour rendre matériellement possible leur présence dans les écoles et les établissements comme généraliser l’usage de la « mallette des parents ».

Ils doivent être associer, les parents, à l’élaboration de projets éducatifs et à l’organisation d’événements : journées portes ouvertes, rencontres-débats, conférences, expositions artistiques et culturelles, valorisation des productions des élèves, projections.

Enfin, nous demandons que soit consacrer, lors des réunions de rentrée avec les parents d’élèves un temps de présentation de la charte de la laïcité et d’échanges sur le sens du principe de laïcité à l’école.

Rappelons la participation des « Francas » à ce débat par leur contribution sur

le volet « Laïcité et citoyenneté » des Projets Éducatif de Territoire :

La laïcité est donc un principe qui garantit : l’égal accès aux droits et à leur exercice et au premier titre les Droits de l’homme, la liberté d’opinion et de croyance, l’expression démocratique de toutes les opinions et philosophies dans la limite de l’ordre public, conditions de la paix civile et sociale.

En définitive, la laïcité garantit à chacun de pouvoir vivre et agir en citoyen et d’exercer ses droits. Elle constitue en cela la condition de l’effectivité des droits de l’homme et du citoyen, et de la réalisation de l’idéal démocratique.

Laïcité, citoyenneté et action éducative :

La laïcité n’est pas un principe abstrait, mais un mode d’organisation de la République. La laïcité, comme la démocratie, n’est donc pas un état de fait, mais bien une construction et une conquête universalistes permanentes qui doivent être rendues possibles par l’action éducative.

En effet, en termes de fonctionnement démocratique, de citoyenneté, de vivre ensemble et de participation des enfants, il ne s’agit pas d’enseigner des valeurs pour les faire comprendre et partager, mais bien de les faire vivre aux enfants et aux adolescents dans et par l’action éducative et la vie sociale.

Dans cette perspective, les Francas revendiquent d’inscrire l’action éducative locale et les enjeux éducatifs actuels dans une perspective partagée de société.

Cette inscription est indispensable à la qualité même de l’action éducative.

Les Francas promeuvent pour cela : une action éducative qui transmette et fasse vivre les valeurs (liberté, égalité, fraternité) et les principes (indivisible, laïque et sociale) qui constituent le socle de la République ainsi que les valeurs d’humanisme, de paix et de solidarité qui contribuent tout autant à la construction du vivre ensemble. Une action éducative qui permette à l’individu de se développer avec et par les autres et qui s'enrichisse de la dimension inter sociale, interculturelle et intergénérationnelle. Une action éducative qui permette aux enfants de comprendre, de se situer et d’agir du plus local au plus global et de se construire ainsi une citoyenneté réflexive et consciente par l’acquisition de connaissances, d’habiletés, de compétences et le développement de leurs sensibilités, de leur créativité et de leur imaginaire.

Il y a un enjeu à développer une éducation relative à la laïcité, c’est-à-dire une éducation aux conditions humaines, une éducation aux droits(partant d’une réflexion sur les droits de l’enfant et de l’homme) pour aller vers une éducation au droit (c’est-à-dire à la culture et aux textes juridiques), une éducation à l’interculturel, une éducation aux sciences et techniques et une éducation aux faits religieux.

Cette éducation relative à la laïcité doit permettre aux enfants et aux adolescents de s’ouvrir à la complexité du monde (du plus local au plus global) par le développement d’éducations relatives à la démocratie, à l’économie, à la solidarité et au développement partagé, à l’altérité, à l’environnement... comme autant de facettes concourant à la construction de leur citoyenneté.

Une éducation relative à la laïcité pourrait se décliner autour de cinq registres de pratiques éducatives. Ces registres sont sans nul doute constitutifs des parcours citoyens que la mobilisation pour les valeurs de l’école de la République appelle de ses vœux.

Il s’agit de :

L’éducation aux conditions humaines, ici et ailleurs : pourquoi sommes-nous tous différents ? Qu’est-ce que la pauvreté, les inégalités sociales ? Quelles sont leurs origines ? Qu’est-ce que le handicap ? Comment agir contre les inégalités, les discriminations, le racisme, la xénophobie ? En quoi, au-delà de nos différences, sommes-nous égaux et parents en humanité ?

L’éducation aux droits et au droit : quels sont mes droits, nos droits ? Comment puis-je les exercer, les promouvoir ? En quoi comportent-ils des devoirs, individuels et collectifs ? Comment se construisent-ils ? Pourquoi ?

L’éducation aux faits religieux : qu’appelle-t-on une religion ? Quelles sont les religions à travers le monde ? Sur quelles pratiques cultuelles s’appuient-elles ? Quelles influences ont-elles eu sur les cultures humaines ou les territoires ? Qu’appelle-t-on athéisme, intégrisme, fondamentalisme, orthodoxie ou traditionalisme religieux ?

L’éducation à l’interculturel : qu’est-ce que la culture, les cultures, savantes, populaires, légitimes ? Par quoi sont-elles influencées ? Comment se construisent-elles ? Comment agir pour faire se rencontrer des individus, des groupes de cultures différentes ?

L’éducation aux sciences et aux technologies: qu’est-ce que la connaissance ? Comment se construit-elle ? Comment est-elle légitimée ? Quelle information sur le monde nous permet-elle d’avoir ? Par quoi et comment peut-elle être (re)questionnée ?

Pour Mme Ricard, Présidente de la Fédération nationale des Francas, trois enjeux semblent devoir être plus particulièrement approfondis :

Celui des pratiques de participation, qui permettent de gérer de la contradiction, de comprendre qui est l’autre, comment on prend une décision ensemble, comment on l’évalue, comment on revient dessus…comment on fait la loi.

Celui de l’éducation et de l’accès au droit et aux droits, en prenant appui sur des supports ludiques, des pratiques éducatives diversifiées. Ces pratiques doivent être connectées à leur environnement pour donner à voir ce que l’on entend par éducation à la citoyenneté.

Celui du développement d’une culture commune de la laïcité et de l’éducation à la citoyenneté, qui implique de dispenser, au sein des ESPE par exemple, des formations communes à tous les éducateurs indépendamment de leurs statuts, enseignants, animateurs, éducateurs spécialisés…

Voilà un point sur la laïcité.

Partager cet article

Repost 0